Après la découverte macabre de six corps dans une fosse commune à Allasoyah, dans la sous-préfecture de Mafreinyah, le préfet de Forécariah, le colonel Mamadou Lamarana Diallo, a réuni les autorités locales. Face à l’inquiétude grandissante, il annonce un renforcement du dispositif sécuritaire et appelle les citoyens à collaborer davantage avec les autorités.
Le préfet de Forécariah, le colonel Mamadou Lamarana Diallo, a notamment déclaré:
« Ces derniers temps-là, notre préfecture est menacée. Nous arrivons à des choses qu’on n’a pas l’habitude de vivre, mais nous avons pris nos responsabilités en renforçant la sécurité à tous les niveaux. Je ne vais pas rentrer aujourd’hui ici dans les détails, mais c’est en impliquant aussi les citoyens, à savoir les chefs de secteur, les présidents de district, les chefs de quartier et toutes les personnes de bonne volonté, pour aider à éradiquer cette vraiment sale situation qui vient de se faire ici dans notre préfecture.
Nous avons pris nos responsabilités pour accompagner et assurer la sécurité de nos citoyens et de leurs biens. Notre présence ici, c’est ça. La première nourriture d’un chef, c’est le renseignement. Il faut que les citoyens acceptent de faire remonter les renseignements, à tous les niveaux, auprès de toutes les autorités.
Il y aura un numéro vert qui sera vraiment mis à leur disposition, où ils pourront communiquer à tout moment. Nos forces sont là, nos agents sont là, on ne dort pas. On est là 24 heures sur 24 pour veiller à la sécurité de nos citoyens et de leurs biens. C’est l’objectif de notre mission.
N’oubliez pas que cette grande préfecture, aujourd’hui, est convoitée. Si vous prenez Mafreinyah, qui faisait avant moins de 10 000 habitants, moins de 5 000 habitants, et qui compte aujourd’hui plus de 49 000 habitants recensés, sans compter ceux qui ne sont pas recensés, vous allez vous rendre compte que la préfecture est beaucoup plus peuplée.
Et n’oubliez pas aussi que c’est une préfecture frontalière avec la République de Sierra Leone, où il y a beaucoup d’entrées. Au niveau de la voie maritime, par la voie terrestre, il y en a assez. Mais nous sommes en train de faire de notre mieux, avec la participation de nos autorités à tous les niveaux, pour pouvoir renforcer la sécurité au sein de cette grande préfecture.
Tout le monde a répondu. Les chefs de secteur ont répondu, les présidents de district ont répondu. On leur a dit la vérité : chacun n’a qu’à faire remonter les informations sur tout ce qui concerne les problèmes et les activités criminogènes au niveau de leur secteur, au niveau de leur quartier.
Celui qui ne le fait pas, et qu’on arrive à prendre un bandit dans un quartier, dans un secteur, alors que le chef de secteur savait que ce dernier était là avant, c’est lui qui va répondre devant la loi.
On va le prendre comme complice. Il va répondre devant la loi. Il faut qu’il y ait la participation de tout le monde pour aider à assurer la sécurité……»
Décryptage: Amadou Diallo














