Face aux risques élevés de restructuration de sa dette en devises, le Sénégal a vu sa notation souveraine à long terme abaissée de « CCC+ » à « CC » par l’agence Standard & Poor’s, peu après une dégradation similaire par Moody’s. Cette décision découle des tensions sur les finances publiques accentuées par l’héritage d’engagements financiers non révélés sous la précédente administration, ainsi que par un ralentissement économique ramenant la croissance à 2,7 % en 2026 sous le coup de chocs conjoncturels mondiaux.
Bien qu’un accord de prêt de 2,2 milliards de dollars ait été conclu avec le FMI, S&P anticipe un défaut de paiement ou des pertes pour les créanciers extérieurs lors des renégociations à venir.
Pour reprendre le contrôle de sa trajectoire financière, le gouvernement sénégalais a formalisé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), une initiative souveraine qui vise à rééchelonner le service de la dette et à restaurer durablement les marges de manœuvre budgétaires de l’État. Ce plan s’articule autour d’une démarche concertée utilisant le Cadre commun du G20 tout en excluant délibérément la dette libellée en francs CFA pour préserver le marché financier régional.
L’objectif consiste à réinjecter des liquidités dans le tissu économique local, apurer les arriérés envers le secteur privé et financer les investissements sociaux et prioritaires.
Ces mesures stratégiques doivent ainsi réorienter les ressources vers les entreprises nationales pour sécuriser l’emploi et restaurer la confiance des investisseurs internationaux.













