À quelques heures de l’entrée en vigueur annoncée de la mesure, la tension monte au Kenya. Le président William Ruto a ordonné la fermeture, à partir de ce lundi 7 septembre 2026, des petits commerces et activités informelles exploités par des ressortissants étrangers.
Annoncée à la State House de Nairobi devant des représentants des micro, petites et moyennes entreprises, la décision vise notamment le petit commerce de détail et le commerce ambulant. Pour Ruto, ces activités doivent prioritairement bénéficier aux Kényans, tandis que les étrangers sont invités à privilégier des investissements capables de créer des emplois et de renforcer la production locale.
Le chef de l’État a également demandé l’accélération du Local Content Bill, 2025, actuellement examiné au Parlement, qui prévoit notamment une présence kényane d’au moins 80 % dans les effectifs de certaines entreprises étrangères.
Mais la mesure suscite déjà de vives critiques. Des organisations de défense des droits humains la jugent « inconstitutionnelle » et redoutent qu’elle favorise les discriminations et le profilage xénophobe.
Amadou Diallo














