La saisie et l’incinération des produits contrefaits se poursuivent en Guinée. Depuis 2022, le contenu de 20 conteneurs a déjà été incinéré, il y’a 72 heures. Et ce n’est pas tout, dans les prochains jours, d’autres produits stockés à Kagbélén seront également calcinés.
L’annonce a été faite par la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall: « L’incinération se fera dans les prochains jours parce que nous avons déjà un inventaire exhaustif. Les équipes du comité technique, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, seront instruites d’incinérer dans les plus brefs délais les médicaments, les intrants et les équipements qui se trouvent dans ces conteneurs, importés illégalement dans notre pays », a déclaré la ministre.
Elle a, par ailleurs, invité les populations à privilégier les pharmacies pour l’achat de leurs médicaments: « Je profite de l’occasion pour lancer un appel à nos compatriotes à s’approvisionner dans les pharmacies, car c’est là que le ministère a pu contrôler la qualité des produits qui sont vendus », a-t-elle ajouté. Pour mieux préserver leur santé, la ministre de la Santé encourage ainsi les populations à acheter leurs médicaments dans les pharmacies agréées.
Avant de lancer cet appel, Khaïté Sall a salué le travail des services de la Douane et des autres structures engagées dans la lutte contre la contrefaçon: « Grâce à la vigilance du Comité national de lutte contre les contrefaçons, nous avons pu, avec le concours des forces de défense et de sécurité et de la Douane, identifier ces conteneurs qui, aujourd’hui, n’ont pas de répondant, afin de les mettre de côté et d’analyser leur contenu », a-t-elle expliqué.
Selon la ministre, cette opération s’inscrit dans la vision des autorités guinéennes visant à protéger les populations: « Ce geste s’inscrit en droite ligne de la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, qui veut protéger les populations et sauver des vies. Il faut noter que le commerce des produits pharmaceutiques n’est pas un commerce comme les autres. Il touche directement à la vie de nos populations. Et si un produit de santé non contrôlé se retrouve sur le marché, ce sont des vies humaines qui sont perdues », a-t-elle souligné.
Amadou Diallo














