La Guinée dispose d’un important potentiel dans le développement du crédit carbone, notamment grâce à ses vastes superficies de mangrove qui nécessitent d’être réhabilitées. C’est ce qu’a fait savoir ce mercredi 9 septembre 2026 l’environnementaliste Mahamadou Cellou Diallo.
Selon le spécialiste, le crédit carbone constitue une véritable opportunité économique pour la Guinée. Les initiatives de reboisement et de réhabilitation des mangroves peuvent, à terme, générer des revenus au profit du pays et des communautés.
Le crédit carbone est un mécanisme permettant de compenser les émissions de CO₂ dans l’atmosphère, notamment à travers des projets de reboisement. Pour bénéficier des retombées financières de ce mécanisme, certaines conditions doivent toutefois être réunies.
D’après Mahamadou Cellou Diallo, les porteurs de projets doivent notamment disposer d’un partenaire international souhaitant compenser ses émissions de pollution à l’échelle mondiale. Ils doivent également obtenir une autorisation du ministère de tutelle.
Mais pour l’environnementaliste, la réussite de ces initiatives dépend aussi de l’implication des communautés à la base. Il appelle ainsi les organisations engagées dans ces projets à les associer davantage, notamment pour assurer le suivi des plants reboisés et permettre aux populations de bénéficier, à terme, des fonds générés par le crédit carbone.
Le spécialiste plaide enfin pour une large sensibilisation des communautés sur ce mécanisme et ses retombées financières. Une meilleure connaissance de ces enjeux pourrait, selon lui, contribuer à limiter les coupes de bois dans les forêts.
Aboubacar Sidiki Camara













