Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces dDémocratiques de Guinée (UFDG), tenue ce samedi au siège du parti, Abdoulaye Bah, coordinateur des fédérations de l’intérieur, n’a pas mâché ses mots à l’égard des anciens cadres récemment exclus de la formation politique.
Dans une prise de parole particulièrement véhémente, Abdoulaye Bah a dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de déstabilisation » orchestrée par ces ex-responsables. « Nous allons répondre à ces petits plaisantins qui ont la langue fourchue, le verbe bancal », a-t-il lancé devant les militants réunis. Il a poursuivi en les qualifiant de « fossoyeurs », de « perturbateurs » et de « petits imposteurs », reprochant à ces derniers de se limiter à des critiques stériles relayées dans les médias au lieu d’affronter les militants sur le terrain.
« Qu’ils viennent ici, au siège de l’UFDG, lors de nos assemblées générales », a-t-il invité, non sans ironie. Reprenant un dicton populaire, il a martelé : « Le chiens aboit et la caravane de l’UFDG passe », pour signifier que le parti reste concentré sur ses objectifs malgré les attaques internes.
Abdoulaye Bah n’a pas hésité à user de métaphores animales pour illustrer l’attitude des exclus. « Lorsque vous élevez un chiot dans votre concession et qu’il devienne fou, qu’est-ce que vous faites ? Vous le mettez dehors. Lorsque le chien devient fou, vous le mettez dehors. Lorsque la chienne devient folle, vous la mettez dehors », a-t-il insisté, affirmant que ces décisions d’exclusion étaient inévitables et justifiées.
« Œil pour œil, dent pour dent », a-t-il conclu, illustrant la fermeté de la direction du parti face à ce qu’il perçoit comme des actes de trahison ou de sabotage interne.
Ces déclarations interviennent dans un climat tendu au sein de l’UFDG, marqué par des divisions internes et des remises en question du leadership.
La direction du parti, à travers des figures comme Abdoulaye Bah, semble déterminée à resserrer les rangs et à écarter toute voix dissonante perçue comme nuisible à la cohésion et aux ambitions politiques de l’UFDG.
Amadou Diallo














