Face à une crise de liquidité persistante, la Présidence de la République, la Banque Centrale et les acteurs du secteur privé se sont réunis pour coordonner une stratégie de sortie de crise. Malgré des injections massives de billets sans précédent dans l’histoire monétaire du pays, l’institution émettrice déplore un taux de retour dérisoire, avec seulement 6 % des fonds réintégrant le circuit bancaire.
Le diagnostic est clair : un déficit de confiance pousse les opérateurs économiques et les citoyens à thésauriser l’argent hors des banques. Pour inverser cette tendance, la Chambre de Commerce de Guinée exhorte désormais la population à cesser de conserver les fonds à domicile et à privilégier les dépôts bancaires, condition sine qua non pour soutenir une économie en marche vers l’émergence.
Pour remédier durablement à cette situation, l’État s’engage à renforcer la sécurité du système financier et à accélérer la digitalisation des moyens de paiement. En collaboration avec les établissements de monnaie électronique et le Trésor public, des mesures seront déployées pour moderniser les transactions et faciliter l’accès aux devises, répondant ainsi aux préoccupations majeures des industriels.
Malgré ces tensions monétaires, les indicateurs macroéconomiques restent encourageants selon la ministre Mariama Sylla, qui table sur une croissance robuste de 10 % du PIB pour 2026. Cette dynamique repose sur la capacité du pays à bâtir un secteur bancaire solide, capable d’accompagner une économie guinéenne parmi les plus dynamiques du continent.














