La Guinée franchit une étape stratégique dans la diversification de ses ressources financières en explorant l’émission d’un sukuk souverain de 500 millions de dollars. Cette initiative, annoncée par le ministère de l’Économie et des Finances, vise à mobiliser des financements islamiques innovants pour soutenir les projets d’envergure du programme national « Simandou 2040 ».
En s’appuyant sur sa notation souveraine « B+ » avec perspective positive, le pays collabore avec le cabinet NOMAD AFIIP pour instaurer le cadre juridique nécessaire afin d’attirer des investisseurs internationaux spécialisés, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des transports.
Cette démarche s’inscrit dans un plan de transformation structurelle sans précédent, dont les besoins d’investissements totaux sont estimés à 200 milliards de dollars d’ici 2040. Le gouvernement mise sur l’exploitation du gisement de fer de Simandou, le plus important au monde, pour catalyser le développement socio-économique à travers 122 mégaprojets.
La ministre Mariama Ciré Sylla souligne que ce recours aux obligations conformes à la charia servira de levier pour accroître la visibilité de la Guinée sur les marchés financiers mondiaux, tout en profitant d’un regain d’intérêt marqué de la part des bailleurs de fonds privés pour le potentiel guinéen.
Portée par une croissance économique robuste, avec des prévisions avoisinant les 10 % pour 2026-2027, la Guinée entame ainsi la première phase de son ambition décennale. L’objectif final est de passer d’une économie essentiellement minière à un modèle diversifié et intégré aux marchés régionaux, capable de transformer localement ses ressources pour assurer un développement inclusif et durable sur le long terme.














