En face de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, haut lieu du savoir et symbole de l’élite intellectuelle, un spectacle désolant interpelle.
Tandis qu’une sexagénaire, arborant un gilet et balai en main, s’efforce de regrouper les déchets le long de la clôture, à quelques mètres seulement s’élève un amas d’ordures nauséabondes, (cartons vides, bidons d’huile usagés, résidus de combustion, sacs abandonnés… ), une scène qui contraste violemment avec les efforts visibles de propreté.
Selon un habitant ayant requis l’anonymat, la responsabilité incombe en grande partie aux riverains : « Autrefois, il y avait un dépotoir ici. Depuis sa suppression, certains refusent de s’abonner aux services de collecte et viennent, la nuit, déposer leurs ordures clandestinement. C’est inacceptable. »

Malgré les initiatives du gouvernement pour assainir Conakry, l’incivisme persiste et freine les progrès. Ce point précis, situé en face d’une institution fréquentée au quotidien par étudiants, enseignants et visiteurs étrangers, devient une vitrine négative de la capitale.
À l’approche des grandes pluies, l’urgence est réelle. Il est impératif de responsabiliser les citoyens et de renforcer les contrôles pour mettre fin à cette situation qui ternit l’image de ce temple du savoir.
Amadou Diallo














