Les débats se poursuivent en intercommissions sur le projet de loi de finances initiale 2026 au conseil national de la transition. Lors d’une session de travail stratégique, les directions clés du ministère des Finances, incluant le Budget, les Impôts, le Trésor et la Dette, se sont mobilisées pour répondre aux 77 interrogations des conseillers nationaux.
Cette démarche a permis de lever le voile sur la gestion des 1 787 milliards de francs guinéens issus du Budget d’Affectation Spéciale (BAS) Simandou. Ces ressources seront réparties de manière rigoureuse : 25 % abonderont le futur fonds souverain, 25 % pour le secteur de l’éducation, tandis que la moitié restante sera injectée dans des projets d’infrastructures structurants pour le développement du pays.
Par ailleurs, le ministère a apporté des précisions juridiques majeures, rappelant que le BAS Simandou opère sans personnalité juridique propre, conformément à la LORF, sous la tutelle directe des ordonnateurs principaux. Face aux incertitudes de la conjoncture internationale, notamment les tensions au Moyen-Orient, les autorités prévoient une gestion proactive des prix administrés.
En cas de choc durable sur les cours mondiaux, des ajustements progressifs du prix du carburant à la pompe sont envisagés, tout en prévoyant des mécanismes de protection pour les secteurs les plus vulnérables et une stratégie de communication renforcée pour accompagner ces mesures de régulation.














