L’ancien président sénégalais Macky Sall a réaffirmé sa détermination à briguer la succession d’Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU, en dépit du rejet de sa candidature par l’Union africaine. Bien que 20 États membres, dont le Sénégal lui-même et le Nigeria, aient fait barrage à ce soutien institutionnel, invoquant pour certains le respect de la rotation régionale en faveur de l’Amérique latine, le camp de l’ex-dirigeant minimise cet obstacle.
Ses proches soulignent que 61 % des pays du continent lui restent favorables et rappellent que l’onction de l’UA, si elle est un atout politique indéniable, n’est en rien une condition juridique indispensable pour maintenir une candidature au niveau international.
Pour valider sa position, l’équipe de communication de Macky Sall s’appuie sur un récent revirement diplomatique : le retrait des objections de l’Égypte et du Liberia a ramené le nombre d’opposants à 18, soit juste sous le seuil critique du tiers des membres requis pour bloquer une procédure d’approbation tacite.
Ce bras de fer diplomatique met en lumière les tensions entre l’ex-président et les nouvelles autorités de Dakar, qui ont activement œuvré contre ses ambitions onusiennes. Alors que le mandat actuel à la tête des Nations unies s’achèvera fin 2026, la course reste ouverte pour Macky Sall, qui espère transformer ce soutien continental majoritaire en un levier décisif lors des prochaines échéances à New York.














