Les plaidoiries et requisitions dans le procès en appel de l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana se poursuivent devant la cour de repression des infractions économiques et financières. A la suite de la partie civile, c’est le ministère public qui a requis la confirmation stricte de la condamnation initiale de cinq ans de prison.
La substitut du procureur spécial, Amiata Kaba, a martelé que le premier jugement reposait sur des bases légales solides, réaffirmant l’existence d’un détournement de fonds publics à travers la réaffectation irrégulière de 3 milliards de GNF de la MAMRI vers l’ANIES. Pour le parquet, l’infraction est caractérisée dès lors que l’usage des fonds est non conforme à leur destination originelle, indépendamment d’une appropriation personnelle directe.
Au-delà du détournement, l’accusation a maintenu la pression sur les volets de l’enrichissement illicite et du blanchiment de capitaux, soulignant une fois de plus la disproportion flagrante entre les revenus officiels de l’ex-chef du gouvernement et l’étendue de son patrimoine mobilier et immobilier.
Pointant du doigt des dépôts bancaires fractionnés suspects, le ministère public a ainsi demandé à la Cour de maintenir la peine de cinq ans de réclusion, les amendes ainsi que la confiscation des biens saisis. Le procès entre désormais dans une phase décisive avec l’ouverture des plaidoiries de la défense.














