Les négociations entre le Gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG, SNE) sont entrées dans une phase opérationnelle ce mardi 21 avril 2026 au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.
Ce premier round technique vise à résoudre définitivement le litige concernant les enseignants contractuels communaux non retenus lors des précédentes vagues. L’objectif immédiat des commissions tripartites est d’établir une liste consensuelle et incontestable, en s’appuyant sur la vérification rigoureuse des dossiers des candidats ayant déjà satisfait aux étapes de la biométrie et de la pratique de classe.
Face à l’urgence de combler le déficit d’enseignants sur le terrain, les leaders syndicaux affichent leur volonté de réduire les délais, espérant clore le dossier bien avant l’échéance de deux mois fixée par l’exécutif. Mohamed Bangoura, porte-parole du SLECG, a insisté sur la nécessité de fournir un travail de haute qualité pour ramener la sérénité dans les établissements scolaires et éviter toute nouvelle contestation.
Malgré la pression croissante des contractuels sur le terrain, l’intersyndicale se veut rassurante, affirmant qu’il n’y a « pas de péril en la demeure » et privilégiant pour l’instant la voie du dialogue plutôt que celle de la confrontation.
Du côté du Gouvernement, la stratégie reste celle d’une discrétion absolue jusqu’à la finalisation du processus. Les autorités attendent les conclusions de la commission technique pour se prononcer officiellement sur le sort des enseignants concernés.













