L’influenceur panafricaniste Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a officiellement déposé une demande d’asile politique en Afrique du Sud le 20 avril 2026, après y avoir été interpellé pour séjour irrégulier. L’activiste, qui a récemment perdu sa nationalité française et voyage avec un passeport diplomatique nigérien, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin pour son soutien présumé à une tentative de putsch en décembre 2025.
Actuellement maintenu en détention à Pretoria, il doit également répondre de soupçons de blanchiment d’argent et de l’authenticité de ses documents de voyage, tandis que la justice examine sa possible remise en liberté sous caution prévue pour la fin du mois.
Cette arrestation met en lumière les réseaux complexes et parfois contradictoires de l’influenceur, capturé aux côtés d’un leader identitaire afrikaner qui aurait facilité son passage clandestin vers le Zimbabwe contre une importante somme d’argent.
Au-delà du simple contentieux migratoire, l’affaire revêt une dimension géopolitique majeure : les autorités s’intéressent de près aux liens de Kemi Seba avec des cercles d’influence russes, alors même que des enregistrements fuités le montrent critique envers certains de ses alliés habituels au Sahel et à Moscou.
Ce revers judiciaire marque un tournant pour la figure de proue d’« Urgences panafricanistes », désormais isolée diplomatiquement et contrainte de justifier ses alliances de circonstance devant les tribunaux sud-africains.














