Lors du panel « Projet Simandou, Levier d’Emergence », la parole a été donnée à Alex Camara, représentant du secteur privé, pour partager sa perception du contenu local dans le projet Simandou, notamment en ce qui concerne le niveau d’implication des entreprises locales.
Dans son intervention, il a énuméré les préalables nécessaires à une bonne intégration des entreprises locales, à travers une forme de plaidoyer : « Bonjour à tous. Au nom du secteur privé guinéen, je ne vais pas du tout dire ce que je pense ou ce que j’estime. Je vais dire ce qui est. Je vais donc parler de la réalité à date. Tout à l’heure, Monsieur le Ministre, président de la CTG, disait que c’est un cocktail de géants du monde qui pilote ce projet.

Aujourd’hui, le secteur privé guinéen est malheureusement le petit poussin qui ne pourra s’exprimer, qui ne pourra avoir les bénéfices qui lui sont dus, que lorsque certains préalables seront réglés.
Ces préalables sont lesquels ?
Le GBF, Guinée Business Forum, qui est une plateforme qui devrait permettre au secteur privé et à l’État guinéen de discuter régulièrement des problèmes qui assaillent le secteur privé ou l’État, n’est toujours pas opérationnel. Nous avons là une première problématique.

La seconde problématique est liée à la loi sur la politique du contenu local, votée et ratifiée depuis 2022.
Pour que cette loi soit effectivement appliquée, il faut que l’autorité de régulation du contenu local soit fonctionnelle. Celle-ci a également fait l’objet d’une loi, mais à ce jour, deux ans après, elle n’est toujours pas mise en place. Or, tant que le cadre légal, juridique, de régulation et de contrôle ne sera pas fonctionnel, il sera difficile de parler d’effectivité de la politique de contenu local.

Ce sont des préalables très importants pour lesquels nous faisons, une fois de plus, un plaidoyer auprès de Madame la Ministre des Finances, qui représente le gouvernement, ainsi qu’auprès des autres autorités du pays, afin que ces lois et ces outils soient rendus pleinement fonctionnels.
Il y a un troisième outil, non des moindres, le code des investissements. Depuis trois ans, ce code est en cours de révision. »
Amadou Diallo














