Le Front démocratique de Guinée dénonce ce qu’il considère comme une mise à l’écart injustifiée du processus électoral de la représentation proportionnelle pour les élections du 31 mai prochain. Pour le parti, son seul tort aurait été de réclamer le respect du droit, de la loi et du code électoral dans le pays.
Ce mardi 19 mai 2026, le secrétaire général du FRONDEG a accusé les autorités électorales d’avoir volontairement exclu la formation politique des spécimens destinés à la représentation proportionnelle, malgré une décision antérieure de la Cour suprême validant les candidatures du parti.
Le Front démocratique de Guinée rappelle qu’il avait suspendu, à un moment, sa participation au processus électoral en raison de plusieurs irrégularités constatées durant la phase préparatoire des candidatures. Selon les responsables du parti, cette suspension n’avait pourtant aucune conséquence juridique sur la validité de leurs dossiers.
Le FRONDEG affirme également avoir saisi la Direction générale des élections pour demander sa réintégration dans le processus. Mais, selon le parti, l’institution électorale aurait finalement adopté une position contraire à son obligation d’impartialité.
Pour le secrétaire général du parti, cette décision serait liée aux prises de position du FRONDEG sur le respect des textes en vigueur. « Le seul crime a été le fait d’avoir haussé le ton pour réclamer le respect du droit et de la loi dans notre pays. Malheureusement, dans un contexte politique corsé que le nôtre, le seul parti qui a levé la tête, qui a dit que la loi n’est pas respectée, que le code électoral n’est pas respecté, c’est le FRONDEG », a-t-il déclaré.
Le responsable politique estime également que les réactions des autorités électorales sont intervenues après les dénonciations faites par le parti concernant certaines irrégularités et la situation de plusieurs commis de l’État engagés dans le processus électoral.
Malgré son absence sur la liste nationale de la représentation proportionnelle, le Front démocratique de Guinée assure rester engagé dans les élections du 31 mai prochain. Le parti maintient notamment ses candidatures aux élections communales et législatives, affirmant vouloir poursuivre sa participation au scrutin.
Aboubacar Sidiki Camara














