Le procès en appel de l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Ibrahima Chérif Bah, s’est poursuivi ce mardi 26 mai 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), marqué par de lourdes réquisitions à son encontre. Le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, a requis une peine de 10 ans de prison ainsi que la confiscation définitive de ses biens au profit de l’État, dénonçant un cumul d’infractions financières.
Durant l’audience, l’avocat de l’État a fustigé l’absence systématique du prévenu aux débats et a rappelé qu’Ibrahima Chérif Bah avait reconnu le retrait injustifié de 10,5 millions de dollars sous le CNDD, en tentant de se couvrir derrière de prétendus ordres non prouvés de l’ex-président Lansana Conté.
Cette demande du parquet général vise à alourdir considérablement la sentence prononcée en première instance le 5 mai 2025, qui avait condamné l’ex-dirigeant à cinq ans de réclusion et cinq milliards de francs guinéens d’amende pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
À la suite des plaidoiries, le président de la chambre des appels, le juge Francis Kova Zoumanigui, a clos les débats et mis l’affaire en délibéré, fixant le verdict final au 9 juin 2026.














