À l’aube des élections législatives du 31 mai prochain, les dynamiques partisanes traditionnelles se heurtent à une exigence citoyenne renouvelée : celle de la compétence, de la clarté programmatique et de la probité morale. Au milieu de cette effervescence électorale, la campagne menée par Docteure Makalé Traoré s’impose comme l’un des phénomènes les plus marquants et les plus rigoureux de cette période. Là où la politique guinéenne a souvent été dominée par de grands meetings à vocation purement festive ou par des discours de circonstances, elle a choisi d’insuffler une rupture majeure. Sa campagne n’est pas celle des promesses lointaines, mais celle du pragmatisme institutionnel.
Elle ne sollicite pas le suffrage des Guinéens sur la base d’une simple posture ou d’une profession de foi abstraite, mais en se présentant devant les électeurs munie d’un outil politique précis : un bloc de cinq propositions de lois d’initiative parlementaire, prêtes à être déposées sur le bureau de la future Assemblée nationale dès sa prise de fonction. Cette démarche, inédite dans les annales des campagnes législatives en Guinée, redéfinit le contrat de confiance entre le représentant et le citoyen. Elle consacre le passage d’une culture de la harangue à une culture du texte et de la proposition de loi.
L’ancienne ministre et figure de proue de la société civile a entrepris un vaste périple à travers le pays. De la Basse-Guinée aux confins de la Haute-Guinée, en passant par la Moyenne-Guinée et la Guinée Forestière, sa caravane de campagne suscite une adhésion populaire notable. Ce déploiement territorial qu’elle conduit s’articule autour d’une stratégie de proximité stricte. Refusant l’enfermement dans les états-majors de Conakry, la candidate a parcouru plusieurs localités stratégiques du pays, transformant chaque étape en un espace de dialogue direct et d’explication pédagogique de son offre législative.
De Forécariah à la Guinée forestière, en passant par Kindia, Gbessia, Pita, Kankan, Siguiri, Dabola, Faranah, Nzérékoré et plein d’autres localités, la candidate est accueillie par des hommes, femmes, jeunes, sages, groupements maraîchers et les structures de jeunesse.
L’innovation programmatique
La véritable spécificité de la candidature de Docteure Makalé Traoré (DMT) réside dans son refus de la politique du spectacle. Plutôt que se limiter à contrôler l’action du Gouvernement et voter les projets de lois, rôle classique de la fonction de député en Guinée, elle affirme que le mandat législatif est une fonction technique qui requiert de la préparation, de la méthode et des compétences légistiques. C’est pourquoi elle se présente devant les électeurs guinéens avec cinq propositions de lois clés, rédigées pour répondre aux maux structurels de la société.
Ces propositions, loin d’être de simples slogans, touchent aux fondements du pacte républicain, à la protection des plus vulnérables, à l’équilibre des ménages et à la moralisation de la vie publique.
Ces propositions portent notamment sur :
– une loi de reconnaissance du travail des femmes au foyer,
– une loi sur l’obligation de création d’un quota annuel d’emplois de jeunes par les communes urbaines et rurales
– une loi sur la protection des veuves et des orphelins,
– une loi sur la protection des hommes et femme de sciences, de foi, des arts, de la culture et des ordres professionnels,
– une loi sur le renforcement du secret bancaire en Guinée afin de rétablir la confiance entre les banques et leurs usagers.
Ces cinq propositions de lois ne sont pas nées d’un simple calcul électoraliste d’opportunité. Elles constituent le prolongement logique, la synthèse politique d’un parcours biographique, académique et social d’une rare densité en République de Guinée.
Contrairement aux politiciens traditionnels, elle n’envisage pas la loi comme une déclaration d’intention abstraite, mais comme un levier d’action économique direct sur le réel. Son profil d’enseignante universitaire, actrice engagée de la société civile, membre de l’académie des sciences de Guinée, entrepreneure… a aiguisé son sens de la pédagogie, une qualité essentielle qu’elle déploie aujourd’hui sur le terrain pour expliquer des textes juridiques complexes à des populations parfois analphabètes.
Son action lors des différentes crises sociopolitiques qu’a traversées la Guinée a toujours été celle d’une médiatrice, d’une facilitatrice de dialogue, cherchant constamment à préserver la paix civile tout en exigeant la justice.
Traditionnellement, les candidats aux législatives se prononcent rarement sur les textes qu’ils comptent voter, s’alignant simplement sur la discipline de parti ou promettant des réalisations d’infrastructures qui relèvent en réalité des prérogatives des maires ou des ministres.
En imposant la discussion autour de cinq propositions de lois précises, Makalé Traoré oblige ses concurrents à se positionner sur le fond. Elle introduit une exigence de responsabilité : elle demande aux électeurs de juger ses textes, de critiquer ses dispositifs et d’évaluer son utilité parlementaire future. Cette démarche contribue à former le citoyen, à lui faire comprendre le véritable rôle d’un député — qui est de faire la loi et de contrôler le gouvernement — et à élever le niveau d’exigence de l’électorat.
Ces textes ne sont pas seulement des outils techniques ; ils sont le reflet d’un parcours de vie, la concrétisation politique des combats d’une juriste émérite, d’une femme d’État expérimentée et d’une militante infatigable de la cause des plus faibles. Quelle que soit l’issue des urnes, Docteure Makalé Traoré aura d’ores et déjà réussi un pari majeur : prouver qu’en Guinée, on peut faire de la politique autrement, avec dignité, compétence, et avec pour seule boussole le bien-être du citoyen et la force de la loi.
Les institutions guinéennes ont besoin de femme comme elle pour concrétiser l’ambition de transformation en profondeur portée par le président de la République Mamadi Doumbouya qui a d’ailleurs dédié son mandat aux jeunes et aux femmes.













