Le Directeur général du Centre médico-social Jean-Paul II, Soriba Soumah, et ses co-accusés, étaient à nouveau devant les juges ce lundi 8 juin à la CRIEF. L’audience de ce jour a concerné l’audition de plusieurs témoins. À la barre, Ibrahima Barry, responsable du matériel de l’établissement, a indiqué avoir uniquement participé à l’identification du local destiné à accueillir le scanner acquis dans le cadre du projet concerné par la procédure. Il a assuré n’avoir pris part ni à l’élaboration ni à l’exécution du contrat, affirmant avoir seulement appris que le marché avait été attribué à la société AT Multiservices.
Interrogé sur la disparition d’un groupe électrogène offert à l’hôpital en 2014 par des partenaires indiens, il a expliqué avoir constaté l’absence de l’équipement et appris, au cours de ses vérifications, que celui-ci aurait été emporté par l’ancien comptable Mohamed Sangaré pour réparation. Selon lui, le groupe n’a jamais été retrouvé.
Entendu à son tour, l’ancien médecin-chef du centre, Dr Mandian Camara, a déclaré que son rôle s’était limité à l’expression des besoins en équipements médicaux et produits pharmaceutiques. Il a également affirmé que cette affaire avait contribué à son éviction de la direction médicale, rappelant qu’il s’opposait à la présence de personnes non qualifiées au sein de la pharmacie de l’hôpital.
Considéré comme l’un des dénonciateurs du dossier, il a vu ses déclarations contestées par Soriba Soumah, qui a validé les propos du premier témoin mais rejeté ceux du second, tout en niant à nouveau plusieurs opérations de retrait de fonds qui lui sont reprochées. À l’issue de l’audience, la Cour a déclaré les débats clos, rejeté la demande de mise en liberté des prévenus et renvoyé l’affaire au 15 juin pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des parties.














