La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a ouvert, ce mardi 17 juin 2026, le procès de l’ancien président centrafricain François Bozizé dans le cadre de l’affaire dite de Bossembélé. Exilé en Guinée-Bissau, l’ex-chef de l’État est jugé par contumace aux côtés de trois anciens responsables militaires poursuivis pour des crimes contre l’humanité présumés commis entre 2009 et 2013 à Bangui, Bossembélé et Bouar.
Lors de l’audience inaugurale, les juges ont présenté les charges et rappelé le contexte des faits reprochés. La défense a tenté de faire valoir une exception d’irrecevabilité, estimant que certains faits antérieurs à l’intégration des crimes contre l’humanité dans le droit centrafricain ne pouvaient être retenus, mais cette requête a été rejetée par la Cour.
Malgré cette décision, les avocats de la défense rappellent que François Bozizé bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue définitive du procès, dont les débats doivent se poursuivre dans les prochains jours.














