Les professionnels de la santé haussent le ton. Réunis en assemblée générale ce jeudi à Conakry, les représentants syndicaux des structures sanitaires du pays ont décidé de déposer un préavis de grève dès ce vendredi. Cette décision intervient alors que le statut particulier signé en 2008 entre le gouvernement et les travailleurs de la santé demeure toujours inappliqué.
À l’issue de la rencontre, la secrétaire générale de la Fédération Syndicale des Professionnels de la Santé, Sophie Daniel Kourouma, a exprimé le ras-le-bol des travailleurs du secteur: « Aujourd’hui, franchement, force est de reconnaître qu’en Assemblée générale, unanimement, tous les responsables syndicaux des structures de santé de la République de Guinée sont à bout de souffle. Nous sommes à bout de souffle, nous ne pouvons plus », a-t-elle déclaré.

Elle déplore également l’absence de dialogue avec les autorités de tutelle malgré plusieurs démarches entreprises. Selon elle, le préavis de grève courra pendant dix jours francs. « S’ils ont la volonté, on sera autour de la table de négociation. Sinon, on va aller directement au 11e jour en grève dans toutes les structures sanitaires du pays. »
Les revendications portent sur douze points, notamment l’application des avantages prévus dans le statut particulier et la revalorisation des primes des professionnels de la santé.
Amadou Diallo














