Une violente attaque terroriste a visé l’aéroport international Diori Hamani de Niamey au petit matin du jeudi 18 juin 2026, faisant un bilan provisoire particulièrement lourd de treize morts dont onze membres des forces de sécurité et deux civils et quatre blessés. Selon le ministère nigérien de la Défense, vingt-deux assaillants équipés de ceintures explosives ont été neutralisés après avoir tenté de forcer l’entrée principale du complexe à bord de taxis, provoquant des affrontements et des explosions qui ont retenti pendant plus de deux heures.
Revendiquée dans la soirée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), la branche sahélienne d’al-Qaïda, cette offensive a entraîné le déploiement immédiat de barrages sécuritaires dans toute la capitale et le lancement d’un vaste ratissage de l’armée qui a déjà conduit à l’interpellation d’une vingtaine de suspects, bien que l’aéroport ait été déclaré totalement sécurisé et maintenu ouvert au trafic aérien.
Cette nouvelle incursion intervient moins de cinq mois après une première attaque d’envergure menée en janvier dernier par le groupe État islamique contre le même site stratégique, qui avait poussé les autorités à entamer récemment le déguerpissement des quartiers environnants pour des motifs de sécurité.
Alors que de nombreux partenaires internationaux et régionaux, à l’image de l’Union africaine, de l’Algérie et du Bénin, ont immédiatement exprimé leur solidarité et condamné cet acte de terrorisme, le régime militaire dirigé par le général Abdourahamane Tiani a promptement réitéré ses accusations à l’encontre de la France, lui attribuant de nouveau le soutien logistique ou moral de cette agression.














