L’audience de ce lundi 23 mars 2026 au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la cour d’appel de Conakry, s’est déroulée dans une atmosphère mêlant attente et frustration. Consacrée à l’audition des témoins dans le cadre du second volet du procès des événements du 28 septembre 2009, elle n’a finalement pas tenu toutes ses promesses.
À la barre, seul le colonel Bienvenu Lamah a répondu présent. Face à lui, une salle marquée par l’absence remarquée de plusieurs témoins clés. Le parquet a reconnu des difficultés dans la transmission des convocations : certains témoins ont été joints, d’autres demeurent introuvables.
Un moment de tension est survenu lorsque la défense de Mamadi Soumaoro a tenté de faire évoluer son statut de témoin à partie civile, invoquant notamment un deuil familial. Une requête aussitôt contestée par l’ensemble des parties et rejetée par le tribunal.
Autre point saillant : la demande de mise en liberté du colonel Lamah, détenu depuis 2022, n’a pas prospéré.
Faute de témoins à entendre, les débats ont été écourtés. Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 7 avril 2026, une date désormais attendue pour relancer un procès toujours aussi sensible.
Amadou Diallo














