Le dossier impliquant Aboubacar Makhissa Camara a de nouveau été examiné par la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), avant d’être renvoyé au 30 mars prochain. Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs vérifications ordonnées par la juridiction restent inachevées.
Lors de l’audience du jour, le magistrat a fait état de l’évolution des investigations, notamment celles liées aux contrôles financiers et patrimoniaux du prévenu. La Banque centrale a transmis une partie des informations sollicitées concernant les comptes bancaires de l’ancien responsable, de son épouse et de ses enfants.
Toutefois, certaines données essentielles font encore défaut.
Les autorités judiciaires attendent notamment les retours des services fonciers de Kindia ainsi que ceux du cadastre et des domaines de Conakry, chargés d’identifier d’éventuels biens immobiliers.
Face à ces insuffisances, la juridiction a estimé nécessaire de différer les débats. Si les éléments attendus sont disponibles à la prochaine audience, les plaidoiries et réquisitions pourraient être engagées.
L’ancien dirigeant est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Amadou Diallo














