C’était son top départ en tant que ministre porte-parole du gouvernement. Lors de sa prise de parole, son premier sujet développé a été la dissolution de 40 formations politiques.
Face aux réactions, elle a déclaré : « Le travail qui a été effectué par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation était un processus administratif qui avait pour objectif l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des partis politiques avec les obligations légales et administratives en vigueur dans notre pays. Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal qui visait à renforcer le fonctionnement crédible des partis politiques et à assurer le respect de la Constitution et des lois en vigueur en République de Guinée. Tous les partis politiques en Guinée ont été soumis au même processus administratif, avec les mêmes objectifs et les mêmes critères retenus. »
Puis elle a enchaîné : « C’est ce qui a résulté dans la dissolution de 40 partis politiques il y a quelques semaines. Par ailleurs, nous souhaitons rappeler que la dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques dont les partis ont fait l’objet de dissolutions sont libres de se réorganiser en conformité avec la loi. D’ailleurs, chaque parti est invité à se mettre en conformité dans les meilleurs délais. En ce qui concerne l’organisation des élections législatives et communales prévues au mois de mai, le gouvernement tient à clarifier son rôle dans ce processus électoral. L’organisation technique sera assurée par la Direction générale des élections, qui relève du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. »
Pour finir son propos, la ministre Djami Diallo a également apporté des précisions sur le rôle du gouvernement : « mettre à disposition les moyens logistiques et sécuritaires nécessaires et à veiller à ce que le cadre légal et institutionnel soit respecté à toutes les étapes du processus. Plus précisément, l’objectif du gouvernement est de créer les conditions pour des élections législatives et communales libres, transparentes et apaisées, permettant à chaque citoyen de s’exprimer dans un climat de confiance et d’élire ses représentants locaux. Nous insistons par ailleurs sur la nécessité de collaborer avec toutes les parties prenantes, y compris les partis politiques, la société civile, les médias et les institutions internationales, afin de garantir un processus crédible et inclusif. »
Amadou Diallo














