Le président de l’OGDH (Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen), Me Alpha Amadou DS Bah, accompagné de l’ambassade du Royaume-Uni, a animé une conférence de presse ce samedi 28 mars à Conakry pour évoquer le renforcement de l’accès à la justice des personnes les plus vulnérables en République de Guinée.
Lors de son intervention, l’activiste de la société civile n’a pas manqué de dénoncer la « lenteur » dans le traitement de certains dossiers juridiques: « Il faut que cela cesse pour que les personnes puissent bénéficier d’un procès juste et équitable. D’ailleurs, quelquefois, on est obligé de faire des référés pénaux parce que le seul lien qu’on retrouve entre la personne en détention préventive et le tribunal, c’est un mandat. Et ce mandat-là, puisqu’il est obligatoire de le fournir à la maison centrale, fait qu’on se retrouve avec un seul document.
Si ces personnes ne bénéficient pas du soutien de l’OGDH ou d’une ONG évoluant dans le même cadre, ce sont des personnes qui vont rester pendant des années en détention pour parfois des faits très simples. Parfois, il s’agit juste d’infractions mineures. Même si elles avaient été condamnées, elles auraient déjà purgé leur peine depuis des années », a-t-il souligné.
Néanmoins, il ajoute : « Heureusement que nous avons la possibilité de faire des référés pénaux », s’est-il réjoui.
Marliatou Sall














