Poursuivi pour des faits présumés de corruption, de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, Mamadi Camara comparaît à nouveau ce lundi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), où les débats se poursuivent.
Le 9 mars dernier, soit il y a près de deux semaines, l’ancien ministre avait déjà fait face aux questions du juge Yagouba Conté. Parmi les points abordés figurait notamment le contrat de location entre la Banque islamique de développement (BID) et l’État guinéen, portant sur un montant de 900 000 000 francs guinéens au titre des frais de location de la représentation de l’institution en Guinée.
D’autres dossiers liés à des passations de marchés durant son passage au département ont également été évoqués au cours des audiences.
Pour rappel, le procès opposant l’État guinéen à Mamadi Camara a repris le 15 décembre dernier devant la chambre de jugement de la CRIEF. Les débats avaient toutefois été suspendus en raison de l’indisponibilité du rapport de contre-expertise relatif à la gestion des fonds publics par l’ancien ministre.
Après environ deux semaines d’interruption, les audiences ont repris ce 30 mars, marquant ainsi la poursuite des débats dans cette affaire.Entre les questions de la cour et les réponses du prévenu ainsi que celles de ses avocats, cette nouvelle journée d’audience s’annonce déterminante pour la suite de la procédure judiciaire.
Amadou Diallo














