Sous le haut patronage du Président de la République, avec la présidence d’honneur de Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet à la Présidence, et sous l’égide du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, les 72 Heures du Livre ont été officiellement lancées ce vendredi 3 avril à Conakry. Le thème de cette 18ᵉ édition est : « Jeunesse et numérique : créativité, innovation et engagement ».
Du 23 au 25 avril 2026, le lac Bassikolo vibrera au rythme de la littérature. Il sera un véritable carrefour du savoir et des idées.

Aïssata Kaporo Soumah, commissaire générale des 72 Heures du Livre, a rappelé l’objectif de cet événement: « Notre objectif, c’est d’accompagner une jeunesse ambitieuse et talentueuse à transformer le numérique en un levier de création, d’innovation et d’impact positif pour notre société », a-t-elle indiqué.
Elle a précisé que cette 18ᵉ édition sera « un espace vivant, engagé pour les idées et où les talents s’expriment. À chaque jeune de trouver inspiration, outils et opportunités pour écrire son avenir ». C’est pourquoi elle invite les médias à porter cette vision auprès des acteurs culturels et éducatifs afin de nourrir les échanges et, selon elle, « booster et soutenir la jeunesse pour oser créer et s’engager pleinement ».

Prenant la parole, la présidente du comité d’organisation des 72 Heures du Livre, Mme Diaka Kaba, a évoqué la portée de cet événement et s’est dite consciente de la responsabilité qui lui incombe: « Les 72 Heures du Livre, ce n’est pas seulement un salon. C’est une aventure humaine, culturelle et profondément guinéenne. Une aventure qui nous rappelle que le livre est une force vivante : une force qui éveille, relie, élève et transforme. Pour moi, ce moment est particulièrement symbolique », a-t-elle déclaré.
Elle a salué le courage et la persévérance de Sansy Kaba Diakité, initiateur des 72 Heures du Livre, pour la promotion de la culture, du livre et de la Guinée. Selon elle, il faut une vision rare et une endurance exceptionnelle pour bâtir un tel événement, le faire vivre, grandir et rayonner pendant plus de deux décennies.

Poursuivant, Mme Kaba est revenue sur la pertinence du thème choisi pour cette édition : « Le thème de cette édition nous engage profondément. “Jeunesse et numérique” n’a pas été choisi par hasard. Il répond à une réalité, à une urgence et à une promesse. La Guinée est une nation jeune.
Parler de jeunesse et d’innovation, ce n’est pas suivre une tendance, c’est faire face à la réalité de notre pays. C’est dire à notre jeunesse : nous vous voyons, nous croyons en vous, nous savons que vous êtes une force de transformation et nous voulons vous offrir des espaces pour penser, créer, écrire, innover, imaginer et construire », a-t-elle souligné.
Elle a ajouté : « Les 72 Heures du Livre ne sont pas seulement un lieu de célébration des auteurs et des ouvrages. Elles sont aussi une plateforme pour transmettre des idées, élargir les horizons et engager un dialogue entre le livre, l’actualité, les évolutions du monde et les attentes de la nouvelle génération.

Les nations ne se construisent pas uniquement avec du béton, des routes et des chiffres. Elles se construisent aussi à partir des idées, avec des mots, des rêves, du savoir et, surtout, avec la culture », a-t-elle mentionné, tout en remerciant le ministre de la Culture pour son accompagnement et son soutien à la promotion de la culture comme levier de rayonnement national.
Elle a également exprimé sa gratitude à M. Djiba Diakité, président d’honneur de cette 18ᵉ édition, pour son implication, ainsi qu’au Président de la République.

Dans sa communication, Sansy Kaba Diakité, de L’Harmattan Guinée, a révélé que 122 œuvres littéraires seront présentées durant cette édition. Il a ajouté : « Ce que nous allons faire cette année va nous emmener très loin et nous allons fonder la Biennale africaine du livre ici. Je voudrais vous rassurer que cette 18ᵉ édition va faire rêver la Guinée », a-t-il promis.

Pour sa part, Kalémodou Yansané, au nom des populations de Forécariah, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur cette préfecture de la Basse-Guinée: « Je voudrais confirmer ici que Forécariah est prête à vous recevoir le 26 avril 2026 ».

De son côté, Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a évoqué la place de la culture dans la société :
« La culture n’est plus périphérique dans notre pays. Elle est centrale, structurante et constitue un levier économique, social et identitaire puissant. Chers amis du livre, pendant ces 72 Heures du Livre, il ne s’agira pas seulement de lire. Il s’agira de rêver, de débattre, de transmettre et de construire », a-t-il martelé.
Marliatou Sall













