L’est de la République démocratique du Congo et l’Ouganda font face à une progression alarmante de l’épidémie d’Ebola, causée par la souche rare de Bundibugyo, qui compte déjà 131 décès présumés et plus de 500 cas suspects. Face à la rapidité de la contagion et à un taux de létalité pouvant atteindre 40 %, l’Union africaine a déclaré une urgence de santé publique continentale.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a quant à elle convoqué une réunion d’experts à Genève pour évaluer les options médicales, car il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué pour cette souche spécifique, même si le vaccin Ervebo (utilisé pour la souche Zaïre) montre des signes encourageants lors de tests sur les animaux.
La gravité de la situation suscite de vives réactions et des mesures de précaution à l’échelle internationale. Tandis que le président congolais Félix Tshisekedi appelle au calme et renforce la riposte sanitaire, les États-Unis instaurent des contrôles à leurs frontières, tout en critiquant la lenteur de réaction de l’OMS.
De son côté, la France intensifie sa vigilance, notamment à Mayotte, bien que les risques d’importation du virus y soient jugés très faibles. Enfin, sur le plan de l’entraide médicale, l’Allemagne s’organise pour accueillir et soigner un ressortissant américain ayant contracté la maladie en RD Congo.













