Les opérations de centralisation des résultats du double scrutin législatif et communal du 31 mai ont été perturbées par des flambées de violence dans les sous-préfectures de Samana et de Sinko, situées dans la préfecture de Beyla. Ces troubles ont été déclenchés par une mauvaise compréhension du processus et par des proclamations de victoire prématurées de la part de certains acteurs politiques, selon les autorités locales.
Si la situation est restée modérée à Sinko avec des pneus brûlés, elle a en revanche dégénéré à Samana où le domicile d’un ancien maire, accusé de s’être déclaré vainqueur avant les instances officielles, a été incendié. Pour ramener l’ordre, sécuriser les procès-verbaux et exfiltrer le corps magistrat ainsi que les membres des bureaux de vote vers Beyla, les autorités administratives ont dû déployer les forces de l’ordre, déplorant au passage un blessé léger parmi les agents suite à des jets de projectiles.














