La Guinée attribue à la compagnie italienne Eni un permis de reconnaissance couvrant 15 blocs situés dans son domaine maritime. Signé le 4 juin à Conakry entre le ministère des Hydrocarbures et le groupe énergétique italien, l’accord porte sur une superficie d’environ 49 089 km² dans le bassin MSGBC, l’une des zones les plus prometteuses d’Afrique de l’Ouest en matière d’exploration pétrolière et gazière, rapportent l’agence EcoFin.
Valables pour une durée d’un an renouvelable, ces permis permettront la réalisation d’études géologiques et géophysiques destinées à évaluer le potentiel en hydrocarbures du sous-sol marin guinéen. Cette opération marque un regain d’intérêt pour l’offshore guinéen, longtemps resté en marge des grandes campagnes d’exploration de la région.
Pour les autorités guinéennes, cette arrivée d’Eni représente une opportunité stratégique dans la perspective de diversifier une économie largement dépendante des ressources minières. Si les travaux de reconnaissance débouchent sur des découvertes commercialement exploitables, la Guinée pourrait à terme développer une nouvelle filière économique génératrice de revenus, d’emplois et d’investissements dans les secteurs portuaire, logistique et industriel.
L’intérêt croissant des grandes compagnies internationales pour le bassin MSGBC, porté par les succès enregistrés au Sénégal et en Mauritanie, renforce également la position de la Guinée dans la nouvelle dynamique énergétique qui se dessine sur la façade atlantique ouest-africaine.














