Un violent incendie a ravagé, ce lundi 8 juin 2026, deux ateliers de tapisserie situés à la T5 Wanindara, provoquant d’importants dégâts matériels. Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, les dégâts économiques sont considérables pour les propriétaires qui lancent désormais un appel à l’aide.
Sur les lieux du sinistre, le constat est frappant. Là où s’activaient encore, quelques heures auparavant, des artisans dans leurs ateliers, il ne reste maintenant que des débris calcinés et des matériaux entièrement consumés par les flammes. Le feu, dont l’origine exacte n’est pas encore connue, s’est déclaré dans la matinée avant de se propager rapidement.

Alertés, des riverains ainsi que les agents de la protection civile ont tenté d’intervenir pour limiter l’ampleur des dégâts. Malgré leurs efforts, les flammes ont détruit l’ensemble du matériel présent sur place. Rouleaux de tissus, fauteuils en cours de fabrication, contreplaqués, outils de travail et marchandises destinées à la vente ont été entièrement consumés.
Le préjudice est estimé à près de 330 millions de francs guinéens. Une perte difficile à supporter pour les victimes qui voient disparaître en quelques minutes plusieurs années d’investissement et de travail.
Parmi elles, Djiba Diané, propriétaire touché par le sinistre qui peine encore à mesurer l’ampleur des dégâts. Profondément affecté, il évoque des années d’efforts réduites en fumée.

Dans le voisinage, plusieurs habitants avancent l’hypothèse de défaillances du réseau électrique. Selon eux, des alertes auraient déjà été adressées aux services concernés, notamment à la société chargée de la distribution de l’électricité, sans qu’une solution durable ne soit apportée.
En attendant les conclusions des enquêtes destinées à établir les causes exactes de l’incendie, les victimes sollicitent un accompagnement des autorités afin de relancer leurs activités et assurer les besoins de leurs familles. Les habitants espèrent également que des mesures préventives seront prises pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Aboubacar Sidiki Camara














