Le Tribunal de première instance de Dixinn a poursuivi, ce mardi, l’examen du dossier opposant Amadou Barry à sa sœur cadette, Maïmounatou Barry, élève en classe de terminale. Le maçon est poursuivi pour des faits présumés de coups et blessures volontaires à la suite d’une altercation familiale survenue le 8 avril dernier à Wanindara, dans la commune de Ratoma.
À la barre, la plaignante a accusé son grand frère de l’avoir violemment agressée lors d’une dispute familiale qui aurait pu tourner au drame. Selon ses déclarations, Amadou Barry lui aurait porté plusieurs coups à l’aide d’un verre de thé, occasionnant d’importantes blessures à la tête et au visage. Des photographies présentées au tribunal et consultées par notre rédaction montrent en effet la jeune fille le visage ensanglanté et portant des traces visibles de blessures.
Candidate au baccalauréat, Maïmounatou Barry a également confié entretenir depuis longtemps des relations conflictuelles avec son frère. Le prévenu a toutefois rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Amadou Barry a expliqué que l’incident a débuté lorsque sa sœur l’aurait bousculé dans les couloirs de la maison, provoquant la chute de ses deux téléphones. Il affirme ensuite avoir été pris à partie par sa marâtre.
Selon sa version des faits, les blessures constatées sur la victime auraient été causées par des éclats de verre provenant d’un objet lancé par cette dernière au cours de la bagarre. Le maçon accuse par ailleurs sa belle-mère de prendre systématiquement le parti de sa fille lors des différends familiaux.
Au cours de son audition, Maïmounatou Barry a également mis en cause l’attitude de leur père, qu’elle accuse de n’avoir entrepris aucune démarche pour mettre fin à la dispute alors que la situation dégénérait.
De son côté, le parquet a confronté le prévenu aux déclarations qu’il avait faites au cours de l’instruction et à celles tenues devant le tribunal. Le procureur estime qu’Amadou Barry cherche à se soustraire à sa responsabilité en niant avoir porté des coups à sa sœur.
À l’issue de l’audience, la présidente du tribunal a rejeté la demande de mise en liberté formulée par l’avocat de la défense en faveur de son client. La juridiction a renvoyé la poursuite des débats au 29 juin prochain.
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