Initialement prévue ce lundi 29 juin 2026, le verdict dans le procès de Soriba Soumah, directeur général du Centre Jean-Paul II, et de son co-prévenu Ismaël Traoré a été reporté au mercredi 1er juillet 2026. Selon la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), cette décision fait suite au décès d’un membre des gardes pénitentiaires.
Ce dossier, très suivi, devait pourtant connaître son épilogue après les plaidoiries et les réquisitions prononcées le 15 juin dernier. Ce report prolonge ainsi l’attente autour d’une affaire marquée par de lourdes accusations de malversations financières.
Lors de ses réquisitions, le ministère public a demandé dix ans de prison ferme contre Soriba Soumah, ainsi qu’une amende de 50 millions de francs guinéens. Le procureur Biwon Millimouno a également requis la confiscation de ses biens et la publication de la décision judiciaire à ses frais.
À l’encontre d’Ismaël Traoré, poursuivi pour complicité, le parquet a requis cinq ans d’emprisonnement et une amende de 25 millions de francs guinéens.
Les deux prévenus, ainsi que Mohamed Sangaré, ancien comptable du Centre Jean-Paul II actuellement en fuite, sont poursuivis pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite et complicité.
De son côté, l’État guinéen, constitué partie civile, réclame plus de sept milliards de francs guinéens en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis.
Aboubacar Sidiki Camara














