La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) doit rendre, ce mercredi 1er juillet 2026, sa décision dans le dossier de présumé détournement de deniers publics mettant en cause le directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah, ainsi que deux autres prévenus.
Le prononcé du jugement, initialement prévu le 29 juin, avait été reporté à la suite du décès d’un agent de la garde pénitentiaire. Cet événement avait empêché le transfèrement des détenus de la Maison centrale vers la juridiction.
Outre Soriba Soumah, les poursuites visent Ismaël Traoré, fournisseur et PDG de AT Multi-Service SARL, ainsi que Mohamed Sangaré, agent comptable de l’établissement, actuellement en fuite. Ils répondent notamment des chefs de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite et complicité.
Détenus depuis près de trois mois, Soriba Soumah et Ismaël Traoré restent sous mandat de dépôt dans l’attente de la décision de la chambre de jugement.
Dans ses réquisitions, le parquet spécial, représenté par le substitut du procureur Biwon Millimono, a sollicité la condamnation de Soriba Soumah à dix ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de 50 millions de francs guinéens et de la confiscation de l’ensemble de ses biens.
À l’encontre d’Ismaël Traoré, considéré comme complice présumé des faits, le ministère public a requis cinq ans de prison, une amende de 25 millions de francs guinéens ainsi que la confiscation de tous ses biens.
La décision de la CRIEF est attendue au cours de cette journée et devrait clore une procédure judiciaire suivie avec une attention particulière.
Amadou Diallo














