Le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Dixinn a requis, ce mercredi, une peine de sept ans d’emprisonnement contre le commerçant Tafsir Soumah, poursuivi pour vol aggravé et blanchiment de produits de vol. Le prévenu est soupçonné d’avoir participé à un cambriolage commis dans la nuit du 16 au 17 septembre 2024 dans deux boutiques situées à Matoto.
À l’audience correctionnelle de ce mercredi, le procureur Fanka Oularé a soutenu que les faits reprochés au prévenu étaient établis. Détenu depuis le 4 octobre 2024 à la Maison centrale de Coronthie, Tafsir Soumah aurait, selon le ministère public, agi en bande organisée pour cambrioler les deux commerces. Le parquet indique que l’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par les deux victimes, Nainy Nabé et Habi Diène. Selon l’accusation, Tafsir Soumah a été formellement identifié sur une vidéo de surveillance en train de défoncer les portes des boutiques. Il aurait, avec quatre autres personnes, emporté des perruques, un groupe électrogène et une somme d’argent.
Le procureur affirme également que les objets dérobés ont ensuite été acheminés dans la boutique de Tafsir Soumah, située à Kindia, et que le prévenu s’est servi de son véhicule pour les besoins de l’opération. Estimant que les éléments de preuve réunis au dossier sont suffisants, le ministère public a demandé au tribunal de retenir Tafsir Soumah dans les liens de la culpabilité et de le condamner à sept ans d’emprisonnement pour vol aggravé et blanchiment de produits de vol.
La défense rejette toutefois ces accusations. L’avocat du commerçant a soutenu que son client n’avait jamais été formellement identifié sur la vidéo de surveillance produite par les enquêteurs. Selon lui, Tafsir Soumah avait simplement loué son véhicule à des individus qui se seraient ensuite rendus à Matoto pour commettre les cambriolages. Il a ainsi sollicité son acquittement, estimant que le délit n’était pas constitué.
À l’issue des débats, le juge Aboubacar Thiam a renvoyé l’affaire à mercredi prochain pour le prononcé du délibéré.
AOB














