La saison des pluies favorise une recrudescence de plusieurs maladies en Guinée. Le paludisme, la fièvre typhoïde et les maladies diarrhéiques figurent parmi les pathologies les plus fréquemment rencontrées dans les structures sanitaires. Rencontré ce lundi 13 juillet 2026, le docteur Ben Youssouf Keïta attribue cette situation à l’insalubrité, aux eaux stagnantes et au manque d’hygiène. Il appelle les populations à adopter des comportements préventifs.
Selon ce professionnel de santé, le paludisme demeure la première cause de consultation et de mortalité en Guinée. Avec la saison pluvieuse, les flaques d’eau favorisent la prolifération des moustiques, augmentant ainsi le risque de transmission de la maladie. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ainsi que les personnes ne dormant pas sous une moustiquaire imprégnée sont particulièrement exposés.
Le médecin indique que la fièvre typhoïde constitue la deuxième affection la plus fréquemment enregistrée durant cette période. Il explique qu’il s’agit d’une maladie à transmission oro-fécale, favorisée par les eaux usées, les mains sales et le manque d’hygiène. Si le choléra représentait autrefois une préoccupation majeure en Guinée, il estime que cette maladie est aujourd’hui devenue beaucoup plus rare dans le pays.
Pour le docteur Ben Youssouf Keïta, cette recrudescence s’explique notamment par l’insalubrité observée dans plusieurs quartiers. Les caniveaux encombrés d’ordures, les déchets organiques, les eaux usées déversées dans les rues ou les caniveaux, ainsi que les eaux stagnantes créent un environnement propice à la prolifération des moustiques et des bactéries responsables de plusieurs maladies.
Face à cette situation, il recommande aux populations de consulter rapidement un professionnel de santé en cas de diarrhée ou de fièvre, en particulier lorsqu’il s’agit d’enfants ou de personnes âgées, plus vulnérables aux complications. Il déconseille également l’automédication, rappelant qu’une fièvre ne doit pas être systématiquement traitée par du paracétamol sans avis médical.
Le spécialiste insiste enfin sur l’importance de la prévention. Il invite les populations à assainir leur cadre de vie, à nettoyer régulièrement les concessions, à éviter l’accumulation des ordures ménagères, à empêcher les enfants de jouer dans les eaux stagnantes et à se laver soigneusement les mains avant les repas. Il met également en garde contre la consommation d’eau en sachet dont la qualité sanitaire n’est pas garantie, estimant qu’une eau insuffisamment traitée peut favoriser la transmission de la fièvre typhoïde.
Aboubacar Sidiki Camara














