L’Union des fonctionnaires locaux de Guinée accorde un délai aux autorités pour répondre à leurs revendications avant la prochaine rentrée scolaire. À défaut, ils annoncent qu’ils auront recours à tous les moyens légaux pour obtenir réparation.
À l’origine de cette mise en garde figure la non-application, selon eux, du protocole d’accord additionnel ayant conduit à leur intégration. Les enseignants réclament notamment le paiement de neuf mois d’arriérés de salaire, le respect du régime des primes d’incitation de zones ainsi que le bénéfice de l’offre présidentielle relative aux quatre échelons.
Deux ans après leur engagement, à l’issue d’un concours de pratique de classe destiné à renforcer les effectifs enseignants des collectivités locales, ils estiment que plusieurs engagements pris à leur égard restent sans suite.
Pour l’Union des fonctionnaires locaux de Guinée, cette situation constitue une injustice qui nécessite une intervention des autorités afin de régulariser les revendications formulées.
Les enseignants précisent toutefois que leur position ne s’apparente pas à une menace. Ils affirment qu’elle traduit leur volonté de faire respecter les engagements pris à leur égard et préviennent qu’en l’absence d’une réponse favorable d’ici la prochaine rentrée scolaire, ils useront de tous les moyens légaux pour faire valoir leurs droits.
Aboubacar Sidiki Camara














