Un tribunal de Damas a condamné à mort par contumace, mardi 11 août 2026, le président déchu Bachar Al Assad, son frère Maher ainsi que plusieurs anciens responsables militaires et sécuritaires, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis durant la guerre civile syrienne. Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a retenu à son encontre des chefs d’assassinat avec préméditation, de meurtre de plusieurs personnes dont des enfants de moins de 15 ans, de torture ayant entraîné la mort et de privation de liberté.
Ce jugement constitue l’un des premiers rendus contre des membres de l’ancien pouvoir depuis la chute du régime en décembre 2024, les autorités de transition s’étant engagées, avec le soutien d’ONG et de gouvernements étrangers, à faire aboutir un processus de justice transitionnelle jugé essentiel pour l’avenir du pays.
Bachar Al Assad, qui avait succédé à son père Hafez à la tête de la Syrie en 2000, a été jugé en son absence après s’être réfugié à Moscou avec quelques proches alors que les forces islamistes progressaient vers Damas, abandonnant dans sa fuite plusieurs hauts responsables, dont certains ont depuis trouvé refuge à l’étranger ou dans le fief alaouite de son clan. Son frère Maher, qui commandait la 4e division d’élite de l’armée, a lui aussi fui le pays et été condamné par contumace.
Déclenchée par la répression violente de manifestations prodémocratie dans le sillage des printemps arabes, la guerre civile syrienne a fait plus d’un demi-million de morts et des millions de déplacés, tout en laissant des dizaines de milliers de disparus, mettant fin à plus de cinquante ans de pouvoir sans partage exercé par le clan Assad.













