Poursuivi dans l’affaire de fraude présumée liée au concours de recrutement des auditeurs de justice, Sékou Keïta, conseiller chargé de la communication au ministère de la Justice, comparaît devant le tribunal correctionnel de Dixinn après quatre jours de détention préventive.
À la barre, il a fermement contesté les accusations portées contre lui et a défendu son parcours professionnel. « Cela fait 12 ans que je suis conseiller et porte-parole du ministère de la Justice. Ma moralité est connue », a-t-il déclaré, rappelant son engagement au service de l’institution judiciaire.
Sékou Keïta a expliqué qu’il intervenait uniquement en qualité de superviseur des superviseurs lors du concours. Il affirme avoir œuvré au bon déroulement des épreuves, notamment en répondant aux besoins pratiques des candidats et des surveillants, comme la distribution d’eau.
Au cœur des débats figure la salle 16, où se trouvait une candidate également poursuivie. Le conseiller assure que les échanges qu’il a eus avec certains candidats relevaient uniquement de gestes de courtoisie et d’assistance, sans aucun lien avec une quelconque fraude.
Concernant les bidons d’eau glacée présentés comme éléments suspects, il soutient qu’ils ont été remis publiquement, devant plusieurs témoins, et qu’aucune démarche clandestine n’a été effectuée.
Il affirme avoir lui-même demandé que le garde des Sceaux soit informé dès l’apparition des premières accusations, estimant qu’il s’agissait de protéger son honneur et son intégrité: « On m’a placé en détention sur de simples présomptions », a-t-il déploré, assurant que les investigations n’avaient révélé aucun élément compromettant contre lui.
Le tribunal devra désormais analyser les différentes déclarations, les éléments du dossier et les responsabilités de chacun dans cette affaire qui fragilise la crédibilité du concours de recrutement des auditeurs de justice.
Amadou Diallo














