Les choses semblent s’emballer à la Banque Centrale. Le mouvement de grève brandi récemment par le syndicat de l’institution n’a pas encore paralysé l’institution mais la tension est montée d’un cran ce mercredi 19 août 2026. À la suite d’un mouvement de cessation collective du travail observé le mercredi 19 août 2026 entre 12h et 17h, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a réagi par le biais d’un communiqué signé par son Gouverneur, Dr. Karamo KABA.
Si l’institution réaffirme que les droits syndicaux et de grève sont pleinement garantis par le Code du travail, elle rappelle néanmoins qu’ils doivent impérativement s’exercer dans le respect des procédures réglementaires, notamment les phases de concertation préalable et de préavis. Face aux perturbations constatées dans plusieurs services, la Direction annonce que les absences enregistrées feront l’objet d’un examen individuel et, le cas échéant, de suites administratives conformément aux textes en vigueur.
Afin de garantir le bon fonctionnement de l’institution, l’ensemble du personnel est invité à reprendre normalement le service dès ce jeudi 20 août 2026, dans le respect strict des horaires et des règles de discipline. Tout en réitérant son engagement à maintenir un cadre de travail favorable, la BCRG appelle les employés et les organisations syndicales à privilégier le dialogue dans un esprit de responsabilité et de respect mutuel.
Pendant ce temps, les leaders syndicaux, parmi lesquels figure le secrétaire général adjoint Aboubacar Sidiki Camara, doivent être présentés ce jeudi 20 août 2026 dès 10 heures au parquet du Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum. Cette comparution fait suite à leur défèrement par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) au terme de leurs auditions de la veille, dans le cadre d’une procédure engagée à leur encontre par Daouda Sankhon, un agent de la BCRG qui les poursuit pour « troubles à l’ordre, agressions et menaces ».














