Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, a lancé ce jeudi 20 août 2026, un atelier d’information consacré aux modalités pratiques des missions de contrôle de l’Inspection générale du travail dans les établissements publics.
Cette rencontre, organisée en prélude au déploiement des missions d’inspection, vise à permettre aux responsables des établissements publics de mieux comprendre leurs obligations en matière de législation du travail et de préparer leurs structures à ces opérations.

Selon le ministre Mory Condé, les établissements publics, les sociétés anonymes à participation étatique, les autorités administratives indépendantes ainsi que les établissements publics à caractère professionnel sont soumis au respect du Code du travail, au même titre que les entreprises privées.
Le ministre annonce ainsi le déploiement, dès la fin du mois d’août, de 130 inspecteurs du travail sur l’ensemble du territoire national. Ils auront pour mission de contrôler le respect de la législation du travail dans les entreprises publiques et privées.

Mory Condé précise toutefois que cette démarche s’inscrit d’abord dans une logique de prévention et de mise en conformité, plutôt que de sanction. Les établissements qui estiment ne pas être en règle pourront solliciter l’accompagnement des inspecteurs avant le passage des équipes de contrôle.
Les missions d’inspection porteront sur 19 points liés au respect de la législation du travail. L’Inspecteur général du travail, Mohamed Ouattara, appelle les responsables des établissements à coopérer avec les équipes de contrôle. Il rappelle notamment que toute obstruction au travail d’un inspecteur constitue un délit d’entrave au sens de la législation du travail.

La première journée de l’atelier a réuni les Directeurs généraux, Directeurs généraux adjoints et secrétaires généraux des établissements publics autonomes, des sociétés anonymes à participation publique et des autorités administratives indépendantes.
Les travaux se poursuivront ce vendredi 21 août avec les présidents des conseils d’administration. Cette deuxième étape vise à renforcer leur compréhension des exigences de la législation du travail et à les impliquer dans la mise en conformité des différentes entités.
Aboubacar Sidiki Camara














