C’est un dimanche de marathon sur le site de déchargement de Dar-es-Salam, où un éboulement a endeuillé la Guinée. À son tour, le président du groupe parlementaire de la majorité GMD, Makanera Kaké, accompagné de plusieurs députés, s’est rendu sur les lieux.
À l’issue de la visite, il s’est exprimé devant la presse. Allureinfo.net vous propose son intervention :
« C’est un véritable désastre. Mais ce qui est important, c’est qu’il y a eu vraiment une véritable désolation. Je suis très content du fait que le gouvernement a pris toutes les mesures pour limiter les dégâts. J’étais avec le ministre de l’Habitat il y a quatre jours, et il nous avait dit qu’ils avaient conseillé aux populations de quitter les lieux. Ils avaient pris toutes les mesures pour que les riverains soient indemnisés et partent d’ici, et que le site allait être fermé dans trois jours. Mais malheureusement, la population n’a pas voulu accepter la décision du gouvernement de déguerpir, ce qui nous amène ce matin dans une situation difficile.
Je profite de vos micros pour adresser mes condoléances aux familles éprouvées, au peuple de Guinée, au gouvernement et au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui fait tout ce qu’il peut pour éviter des désastres pareils. Mais quand cela arrive, on est obligés de gérer, comme ils sont en train de le faire aujourd’hui. En tant que député et président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, nous devons prouver notre proximité avec la population. C’est pourquoi, depuis le matin, nous étions sur pied pour aller voir les familles éplorées, non seulement à cause de l’éboulement, mais aussi parce que des collègues ont perdu des proches. Nous étions dans ces différentes familles. Voilà la raison pour laquelle nous avons pris une délégation pour visiter, avec les autorités, l’ampleur des dégâts.
Et puisque tout ce que le gouvernement fera, c’est à nous de le traduire en loi pour que cela ait force de loi, nous devons l’accompagner. Parce que le gouvernement seul ne peut pas résoudre tous les problèmes. Il doit s’appuyer sur l’Assemblée nationale, et particulièrement sur sa majorité.
C’est pourquoi nous sommes en train d’agir de pair pour que nous puissions résoudre tous ces problèmes le plus tôt possible. Il faudrait que la population comprenne que la plus grande richesse de l’homme, c’est d’abord sa vie, et ensuite sa santé. Quels que soient les biens qu’ils ont ici, ils sont obligés de quitter les lieux pour sauver leur vie et préserver leur santé. Le gouvernement est en train de tout faire pour que cela se fasse dans la dignité et avec beaucoup d’humanisme. Mais il faudrait que la population accompagne les décisions du gouvernement.
Nous, en tant que députés, notre premier rôle est d’être proches de la population. Nous devons traduire les attentes de la population en lois et aussi être ses porte-parole auprès du gouvernement. Il faut que la population soit sûre que nous sommes à son écoute et que, tout ce que nous dirons, nous le ferons dans son intérêt. Ce qui va dans son intérêt, c’est ce que nous allons défendre.
Je veux bien le rappeler, aujourd’hui, il faut les deux. D’abord, la population doit accepter de collaborer. Ensuite, je demande au gouvernement aussi, car il y a des moments où il doit utiliser la force publique pour faire respecter l’ordre public. Sans la force publique, l’ordre public ne sera pas appliqué. Donc, d’une part, nous demandons et lançons un appel à toute la Guinée, à tous ceux qui peuvent conseiller les populations de quitter les lieux, de les sensibiliser, et surtout aux principaux concernés.
Mais ensuite, nous demandons au gouvernement d’utiliser la force publique pour faire respecter cette décision qui vise à sauver des vies. »
Amadou Diallo














