À Guéckédou, l’attente se prolonge autour des travaux des 10 kilomètres de route à l’entrée de ville. Plusieurs années après l’interruption du chantier et près d’un an après sa relance, le bitume reste toujours à plus de 10 kilomètres du centre-ville. Une situation qui suscite l’inquiétude et l’impatience des populations.
En provenance de Kissidougou, la route bitumée s’arrête avant d’atteindre la ville de Guéckédou. Pour les usagers, les kilomètres restants constituent encore un parcours difficile, avec parfois plus de deux heures de trajet pour rejoindre le centre-ville.
« En quittant Kissidougou, le goudron s’est limité à plus de 10 kilomètres de la ville de Guéckédou. D’ici la ville maintenant, on peut faire plus de deux heures », déplore Faya Milimono, cité par les citoyens de la localité.
Sur plusieurs portions, le chantier demeure inachevé. Les ouvrages de franchissement montrent par endroits des signes de fragilité. Sur certains dalots, les remblais semblent s’user sous le passage répété des engins roulants.
Plus loin, des caniveaux restent à réaliser, tandis que certains ouvrages déjà installés présentent des signes de dégradation. Devant des concessions et des espaces de travail, des trous restent également ouverts, accentuant les inquiétudes des riverains.
« Il n’y a pas un membre du gouvernement qui n’est pas passé sur cette route ici. Mais on n’arrive pas vraiment à comprendre qu’est-ce qui nous cale ici », regrette Benda Ouamouno.
Ces constats contrastent avec les engagements pris lors de la relance des travaux. Le ministre avait notamment annoncé un contrôle de la partie déjà réalisée, à la suite de réserves émises sur sa qualité.
L’entreprise chargée du chantier avait, de son côté, pris l’engagement d’achever les kilomètres restants. Mais sur le terrain, les travaux demeurent encore inachevés, laissant les populations de Guéckédou dans l’attente de l’achèvement de cette infrastructure.
Aboubacar Sidiki Camara














