À Dar-Es-Salam, la douleur liée à l’éboulement meurtrier se mêle désormais au désarroi des familles contraintes de quitter leurs habitations. Quelques heures seulement après le drame, qui a fait au moins 31 morts, les opérations de démolition des maisons et hangars situés aux abords de la décharge ont débuté dans la matinée de ce lundi 24 août 2026.
Des habitants tentent de récupérer leurs biens au milieu des décombres. Sans solution de relogement, ils lancent un appel à l’aide aux autorités. Houleymatou Bah, dont l’habitation a été touchée par l’opération, dit ne pas comprendre la situation. Elle affirme vivre sur les lieux depuis plusieurs années et se retrouve désormais sans logement. Ses effets personnels, éparpillés sur place, témoignent de la précipitation avec laquelle les familles ont dû quitter les lieux.
Même détresse chez Adama Sira Diallo. Elle affirme que les habitants n’avaient pas été informés au préalable de l’opération de déguerpissement. Si elle reconnaît que le danger était devenu évident, elle déplore les conditions dans lesquelles les familles ont été contraintes de partir, avec leurs enfants et sans solution immédiate.
Pour Fatoumata Diallo, la situation est d’autant plus difficile qu’elle avait déjà prévu de déménager. Ses bagages étaient prêts, mais elle affirme avoir appris par téléphone que sa concession avait été démolie. Alors que les opérations se poursuivent, les familles concernées restent dans l’incertitude. Elles disent ne disposer d’aucune solution de relogement et demandent aux autorités de leur apporter un accompagnement.
Sur le site, le drame continue par ailleurs de s’alourdir. Un nouveau corps a été retrouvé dans la matinée de ce lundi, portant davantage le poids de la tragédie qui frappe Dar-Es-Salam.
Aboubacar Sidiki Camara














