En Ouganda, la question du pouvoir refait surface Le général Muhoozi Kainerugaba, chef des armées et fils du président Yoweri Museveni, a déclaré son intention de briguer la magistrature suprême en 2031. Âgé de 52 ans et à la tête de la Patriotic League of Uganda, le militaire affirme compter sur l’appui de son père pour l’emporter, ravivant ainsi les spéculations autour d’une succession dynastique au sein d’un régime dirigé depuis 1986 par Museveni.
Toutefois, cette déclaration laisse planer le doute sur les intentions réelles du chef de l’État de 81 ans, dont le gouvernement rappelle que toute décision quant à une éventuelle retraite politique appartiendra au parti au pouvoir. Cette ambition présidentielle s’inscrit dans un paysage politique marqué par la consolidation constante de l’influence du général au sein de l’appareil d’État, mais aussi par une vive controverse autour de sa personnalité.
Connu pour ses sorties polémiques sur les réseaux sociaux et son rôle clé dans la répression de la contestation lors des précédents scrutins, Muhoozi Kainerugaba avance ses pions au moment où l’opposition nationale se trouve très fortement fragilisée, entre l’exil de la figure de proue Bobi Wine et l’incarcération de l’opposant historique Kizza Besigye.














