Douze médias audiovisuels privés pourraient être contraints de rendre leurs agréments dans les prochains jours. Ces médias ont cessé d’émettre depuis plus de deux ans, selon les constats issus d’une mission de contrôle et de vérification menée à Conakry et à l’intérieur du pays.
La situation a été évoquée ce vendredi 11 septembre 2026 lors d’une rencontre entre le Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Dr Souleymane Bah, et les responsables et promoteurs des médias privés.
Cette mission, conduite par la Direction nationale de la communication et des relations avec les médias privés (DNCRMP) et le Fonds d’appui au développement des médias (FADEM), portait notamment sur le respect des cahiers des charges, les conditions de travail des journalistes ainsi que les difficultés rencontrées par les entreprises de presse.
Parmi les principaux constats, la mission relève que, hormis les radios et télévisions ayant obtenu leurs agréments au cours des deux dernières années, aucune autre radio ni télévision n’a renouvelé son agrément. Elle signale également que plusieurs radios produisent et émettent depuis des sites alors qu’elles ne disposent que d’une autorisation de relais.
Le cas des douze médias audiovisuels privés ayant cessé d’émettre depuis plus de deux ans apparaît toutefois comme l’un des principaux points de préoccupation. Leur situation pourrait conduire, dans les prochains jours, au retrait de leurs agréments, ces médias ne fonctionnant plus conformément aux textes en vigueur.
Face à cette situation, le Secrétaire général du ministère de la Communication a rappelé que le respect des règles constitue une obligation pour l’ensemble des médias. Un courrier doit ainsi être adressé aux responsables des médias afin de les inviter à se mettre en conformité avec les textes, dans un délai qui sera défini.
La mission a par ailleurs relevé des difficultés liées aux conditions de travail dans plusieurs entreprises de presse, notamment un mauvais traitement salarial des journalistes et techniciens ainsi que des conditions de travail jugées précaires.
Le ministère assure toutefois que l’État poursuivra son accompagnement du secteur à travers le FADEM, notamment par des actions de formation et de renforcement des capacités.
À travers cette démarche, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend promouvoir un paysage médiatique davantage professionnel, responsable et conforme au cadre réglementaire en vigueur.
Aboubacar Sidiki Camara














