Dans sa mise à jour officielle publiée le vendredi 16 octobre 2026, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) fait passer la Guinée de la catégorie 7 à la catégorie 6 dans son classement des risques pays. Fondée sur une analyse quantitative et qualitative qui associe les données du FMI et de la Banque mondiale, cette décision atteste d’une amélioration notable des indicateurs macroéconomiques et institutionnels guinéens.
Le reclassement permet au pays de rejoindre des nations comme le Nigeria, la Mauritanie, le Bénin ou le Rwanda au sein du dispositif régissant les crédits internationaux à l’exportation. Cette revalorisation fait suite aux signaux positifs émis par l’agence Standard & Poor’s, qui avait attribué la note « B+ » avec perspective positive à la Guinée en mars 2026.
Sur le plan pratique, la progression vers la catégorie 6 réduit les primes minimales de risque requises par les bailleurs de fonds et les assureurs-crédit internationaux, allégeant ainsi le coût de structuration des financements extérieurs assortis de garanties publiques.
Cette dynamique financière constitue un levier stratégique important pour la mobilisation des capitaux étrangers indispensables aux investissements du programme Simandou 2040. Même si cet ajustement ne se traduit pas automatiquement par une baisse générale des taux d’intérêt sur la dette publique, il renforce la crédibilité financière de l’État auprès des partenaires internationaux au moment d’engager les chantiers d’infrastructures et d’industrialisation.













