L’école primaire franco-arabe El Bassé 2, située au quartier Météo, dans la commune urbaine de Kankan, a été victime d’une nouvelle intrusion. Les faits ont été découverts ce lundi 26 octobre 2026, à la reprise des cours après le week-end.
Des individus non identifiés ont forcé la porte de la direction avant de mettre le feu à plusieurs documents administratifs, notamment des livrets scolaires et des dossiers d’enseignants. Une situation qui ravive les inquiétudes des responsables de l’établissement, déjà confrontés à plusieurs cas de vol par le passé.
Selon Mme Kadia Kanté, deuxième responsable de l’établissement, les portes et les fenêtres avaient été soigneusement fermées au départ du personnel, le samedi précédent. À leur retour, les responsables ont constaté des dégâts au niveau du bureau de la direction.

« Le samedi, on a quitté ici vers 17 heures. On a fermé toutes les portes et les fenêtres. Maintenant, ce matin, on est venus vers 7 heures et on a trouvé qu’ils avaient cassé la porte de la direction générale. Je n’ai touché à rien. Je suis allée faire la montée des couleurs avec les enfants. Après, nous sommes revenus pour regarder les faits. Effectivement, ils ont cassé les deux barres de fer qui se trouvaient ici. Ils sont ensuite entrés dans la direction et ont brûlé quelques documents, des livrets et des dossiers de quelques enseignants.
Pour le moment, c’est ce que nous avons constaté. Nous sommes en train de faire le point, mais ce que nous avons relevé, ce sont quelques documents qui ont été brûlés. Ce n’est pas la première fois », a-t-elle expliqué à la presse.
La responsable rappelle que l’établissement a déjà subi plusieurs actes de vol, notamment le vol de panneaux solaires et de batteries destinés à son équipement. Malgré les efforts consentis pour renforcer la sécurité, l’école peine à préserver ses installations.
« Moi, je suis venue ici en 2026. L’année passée, nous avons été victimes de deux vols. Le gouvernement nous avait donné des panneaux, des batteries et le Wi-Fi. Ils sont venus voler les six panneaux. Nous avons plaidé auprès des parents d’élèves, qui nous ont aidés à les remplacer. Mais pendant les vacances, ils sont revenus voler les mêmes six panneaux.
Nous avions cherché des gardiens. Au début, nous avions recruté des gardiens que nous payions chaque mois à un million trois cent mille francs guinéens (1 300 000 FG). Quelques mois après, ils sont encore venus voler les batteries et les panneaux. Nous avons finalement été obligés de nous séparer du gardien, parce que la situation ne s’améliorait pas. Quand on engage un gardien et que les vols continuent malgré sa présence, cela devient compliqué. Nous avons continué ainsi jusqu’aux vacances. Pour le moment, nous n’avons personne à suspecter », a-t-elle déclaré.
Face à la répétition de ces actes, les responsables de l’école appellent les autorités compétentes, les parents d’élèves et les personnes de bonne volonté à leur apporter leur soutien afin de mieux protéger l’établissement et de préserver les équipements indispensables au bon fonctionnement des activités scolaires.

En attendant d’éventuelles suites à cette affaire, les circonstances exactes de l’intrusion ainsi que l’identité des auteurs restent à établir. La direction espère que des mesures seront prises pour mettre fin à ces actes récurrents et garantir un environnement scolaire plus sûr aux élèves et au personnel enseignant.














