À l’occasion de l’examen du projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026, la représentation nationale a formulé vingt-trois recommandations visant à renforcer la souveraineté financière de la Guinée. Les députés ont mis en évidence l’ampleur des exonérations accordées au secteur privé, notamment dans l’industrie extractive, représentant une perte de recettes supérieure à 15 000 milliards de francs guinéens, dont 11 793 milliards issus des seules dérogations douanières en 2025.
Face à la concentration de ces avantages fiscaux, le Parlement a préconisé une révision ciblée du Code minier et du Code des investissements afin de conditionner les régimes de faveur à un impact économique mesurable. Le rapport pointe également le manque d’équipements de contrôle, tels que des ponts-bascules et des laboratoires d’analyse, entravant la mesure précise des volumes et qualités de minerais exportés.
Afin de maximiser le recouvrement des ressources internes, l’Assemblée nationale exige un encadrement plus strict de la filière aurifère artisanale, recommandant de substituer au forfait fixe par kilogramme une taxation basée sur la valeur réelle du métal expédié. Les parlementaires ont également appelé à une action plus ferme pour le recouvrement des créances fiscales impayées et à une meilleure conformité des organismes publics, citant l’Autorité de régulation des jeux, face aux textes législatifs en vigueur.














